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K. Seyns

Avec la collaboration de J.P. Liégeois

© Nature et Terroir

 

Situé juste sur la ligne géographique à laquelle il doit son nom, coincé entre la Colombie et le Pérou, le plus petit pays andin est aussi celui qui offre la plus grande diversité de paysages et d’écosystèmes. Grand comme 9 fois la Belgique, il s’étend des rivages du Pacifique jusqu’au cœur de la jungle où naît le fleuve Amazone, enjambant la cordillère des Andes à plus de 6000 mètres.

Un large éventail de milieux naturels très différents fait de l’Equateur un des pays les plus riches en espèces animales et végétales : mangroves sur les côtes, forêts tropicales sèche et humide sur les contreforts montagneux, paramo des hautes altitudes andines, sylve amazonienne de l’Est. Et comme si cela ne suffisait pas, à mille kilomètres de ses côtes vogue le mythique archipel des Galapagos.

 

Les Îles Galapagos

 

Il y a 4 à 5 millions d’années, dans l’Océan Pacifique, à un millier de kilomètres des plages du continent sud américain, des éruptions volcaniques répétées firent émerger d’énormes quantités de magma basaltique. Les coulées de lave refroidirent : les  îles Galapagos étaient nées. Dans cette zone du globe, le déplacement des plaques formant la croûte terrestre, à une vitesse moyenne de 1 mètre tous les 14 ans, provoque régulièrement des éruptions mineures. On en  a compté plus de 50 depuis 1535, année où l’archipel des Galapagos fut découvert par les Occidentaux.

 

L’archipel se compose de 13 îles principales (+ de 10 km²), de six plus petites (1 à 5 km²) et d’une infinité d’îlots représentant un total de 7882 km² de surface et 1336 km de rivage

Les terres se partagent entre quatre grandes zones aux caractéristiques écologiques bien distinctes.

Le littoral.  Il inclut des plages de sable, des lagunes salées, des falaises abruptes, des côtes rocheuses et des mangroves. On y trouvera quantités d’oiseaux marins et de rivage. C’est l’habitat des otaries, des iguanes marins et des tortues marines.

La zone aride est la plus grande et la plus diversifiée des zones de végétation sur les Galapagos. On y trouve des cactus et des arbres à feuilles caduques comme le palo santo, le palo verde et l’acacia. Les oiseaux terricoles, les lézards de laves et iguanes terrestres y vivent. Certains oiseaux de mer s’y réfugient pour nicher.

La zone de transition. Elle se caractérise par une raréfaction des espèces d’arbres et arbustes de la zone aride et par l’apparition de lichens et de plantes vivaces. Les précipitations sont ici plus élevées et un peu d’agriculture s’est développée. C’est la zone des pâturages et l’habitat des tortues géantes.

La zone humide. Sur les hauteurs des plus grandes îles, une humidité supérieure a donné naissance à trois types de milieu : la forêt de Scalezia, le maquis de Miconia et la pampa.

Le Scalézia est un grand arbre endémique d’environ 20 mètres de haut. Il abrite mousses, lichens et broméliacées et forme des forêts de type tropical humide. Le Miconia atteint à peine deux mètres et occupe des zones plus élevées. Au dernier étage de végétation, au-dessus de 500 mètres, s’étend la pampa, dominée par les herbacées, fougères et laîches.

 

Pendant plusieurs siècles après leur découverte, les îles ne furent utilisées que par des flibustiers et des chasseurs de phoques ou de baleines. Ce n’est qu’en 1832 que l’Equateur en réclama la souveraineté, puis y envoya quelques colons et y fonda des colonies pénitentiaires. A la même époque (1835), l’archipel vit débarquer celui qui restera son plus illustre visiteur : Charles Darwin (voir encadré).

En 1934, les autorités équatoriennes décrètent certaines îlots sanctuaires de vie sauvage et en 1959 tout l’archipel passe sous statut de parc national. L’UNESCO l’inscrit au patrimoine mondial en 1978. Et pour rendre efficace et plus performante la protection environnementale,  150.000 km2 d’océan et de fonds marins autour de l’archipel deviennent  réserve de ressources marines en 1986.

 

Ces terres isolées jaillies de l’océan ne furent jamais en contact avec le continent. Toutes les espèces présentes aujourd’hui doivent avoir traversé, pour l’atteindre,  1000km d’océan, d’une manière ou d’une autre : à la nage, en vol ou sur des radeaux de végétation flottante. Semences et œufs d’insectes ont voyagé dans les plumes, sur les pattes ou dans l’estomac de certains oiseaux.

La faune actuelle est dominée par les oiseaux et les mammifères marins, et par les reptiles. Il y a très peu de mammifères terrestres et d’insectes, et aucun amphibien. L’absence de prédateurs a rendu la majorité de ces animaux d’une familiarité étonnante et quasi unique au monde.

Reptiles

 

L’animal emblématique de la faune locale est sans conteste la tortue terrestre géante (Geochelone elephantopus), qui a donné son nom à l’archipel (galápago = tortue terrestre en Espagnol). Sa population fut malheureusement décimée au cours des siècles par les marins de passage qui trouvaient là des réserves de viande fraîche, l’animal pouvant survivre sans manger dans les cales des bateaux pendant un an. De nombreux projets de reproduction en captivité tentent aujourd’hui de sauver ces chéloniens de l’extinction.

De nombreuses plages de l’archipel reçoivent la visite annuelle des tortues marines qui viennent y déposer leurs œufs. La tortue verte du pacifique (Chelonia mydas) abonde dans les eaux côtières entre décembre et juin, période de la ponte. Elle attend la nuit pour accoster, remonter la plage et creuser un trou dans le sable pour y déposer sa future progéniture.

Les iguanes sont l’autre grande curiosité reptilienne. Marins ou terrestres, ils sont partout.

Le marin (Amblyrhynchus cristatus) est noirâtre et vit en colonies sur les rochers côtiers. Excellent nageur, il peut plonger jusqu’à 12 mètres de profondeur pour aller brouter les algues qui sont la base de sa nourriture. Sept sous-espèces ont été identifiées suivant leur répartition géographique. Son cousin terrestre (Conolophus subcristatus), un peu plus grand et bien plus coloré, se nourrit essentiellement du fruit des cactus. Quelques lézards de lave (Microlophus) et de petits serpents inoffensifs (Philodryas et Alsophis) complètent l’éventail des reptiles présents dans l’archipel.

Oiseaux

Un total de 61 espèces résidentes ont été dénombrées, dont 28 sont endémiques. A cela s’ajoutent environ 25 migrateurs et 66 espèces occasionnelles.

Manchots des Galapagos, cormorans aptères, pélicans bruns, albatros des Galapagos, pétrels et océanites, frégates, fous masqués et à pattes bleues, phaétons à bec rouge, noddis bruns, mouettes à queue fourchue et obscures, sont les principaux représentants de l’avifaune marine.

Hérons des Galapagos, grands hérons, bihoreaux violacés sont fréquents sur les rivages qu’ils partagent avec quelques limicoles. La buse des Galapagos est le seul rapace diurne endémique. La tourterelle des Galapagos et l’hirondelle sombre, le tyran des Galapagos et les 4 espèces de moqueurs sont d’autres exemples d’endémisme. Sans oublier les 13 pinsons de Darwin aussi appelés géospizes. Toutes ces espèces sont d’une familiarité stupéfiante.

Mammifères

Le mammifère le plus facile à observer est l’otarie des Galapagos (Zalophus californianus wollebacki), une sous-espèce de l’otarie de Californie. Sa population est estimée à 50.000 exemplaires répartis sur les côtes de l’archipel. Elles vivent en petites colonies constituées d’un mâle dominant et de son harem de femelles, ainsi que des jeunes de l’année. Le mâle peut être agressif en période de reproduction. Les jeunes et les femelles, au contraire, sont très jouettes et n’hésitent pas à approcher les nageurs pour des cabrioles aquatiques. Un autre otariidé vit également sur les îles : l’otarie à fourrure des Galapagos (Arctocephalus galapagoensis). Plus rare et surtout plus difficile à observer, elle est très localisée.

Quelques petits rongeurs (Nesorysomis et Orysomis) et deux espèces de chauves-souris (Lasiurus cinereus et Lasiurus borealis) sont les seuls autres mammifères indigènes.

Par contre, les eaux du Pacifique voisines sont peuplées de cétacés : rorquals, baleines et dauphins patrouillent les parages. On les rencontre  parfois au cours des déplacements entre les îles.

 

L’arrivée des colons s’est hélas accompagnée de celle d’une série d’animaux domestiques ou commensaux, dont plusieurs se sont multipliés à l’état sauvage, aux dépens des milieux et espèces locales : chèvres, bovins, porcs, rats, chats … On veille aujourd’hui à en limiter le nombre.

Poissons et invertébrés

La richesse sous-marine des eaux côtières est particulièrement spectaculaire. Raies et petits requins, poissons multicolores, crabes et langoustes, coraux et éponges, anémones et concombres de mer, étoiles de mer et oursins… tous sont accessibles et observables, juste sous la surface de l’océan.

 

 

La forêt des nuages

La forêt des nuages ou forêt tropicale humide du piémont, ou encore forêt néphéliphile, couvre les versants andins entre environ 900 et 2.500 mètres d’altitude. Il s’agit d’une forme particulière de forêt avec des caractéristiques originales.

Les vents chargés d’humidité venant du Pacifique ou du bassin amazonien sont guidés le long des pentes andines où ils se refroidissent en prenant de l’altitude. L’humidité se condense en nuages persistants. Cette couverture nuageuse baigne la forêt d’un perpétuel et fin brouillard appelé « précipitation horizontale » par les scientifiques. L’eau, omniprésente sous forme de gouttelettes, favorise des formes végétales particulières : mousses, lichens, fougères arborescentes. Les arbres, moins hauts et plus torturés (vents, versants abrupts) que dans les basses terres, sont couverts d’épiphytes : orchidées, fougères et broméliacées. Cette exubérance confère un air de mystère et d’enchantement à la sylve. Ces bois obscurs sont encore hantés par le puma et l’ours à lunettes, mais les habitants les plus nombreux, les plus colorés et les plus visibles aussi, sont les oiseaux.

Par exemple, la région de MINDO, à quelques heures de voiture de Quito, en abrite près de 400 espèces. Le coq de roche, plusieurs espèces de motmots, de toucans et de tangaras y sont observables. La splendide caurale soleil et le piage écureuil ne sont pas rares. Et surtout, les infatigables colibris dont plusieurs dizaines d’espèces s’activent continuellement jusque dans les jardins des villages. En 1997, Birdlife International déclara la région d’importance internationale pour les oiseaux.

Mais la forêt des nuages est fragile. Le défrichement à des fins d’agriculture, les changements climatiques et la pollution atmosphérique lui causent de graves dommages. Son importance est pourtant capitale comme réserve d’eau douce et barrière contre l’érosion. Heureusement, plusieurs projets de conservation, publics et privés, ont ici vu le jour. Les populations locales elles-même semblent conscientes des enjeux et participent aux efforts de protection. Un écotourisme raisonnable s’y développe. Quelques lodges confortables, au cœur d’une nature intacte, ont vu le jour, et nous apprécierons la qualité de leur accueil.

 

L’Amazonie

A l’Est de la cordillère, commence le bassin amazonien. Tous les torrents et rivières du versant oriental des Andes débouchent dans le grand fleuve. Là s’étend une zone de basses terres où tout devient jungle tropicale humide. Une température élevée et constante (moyenne annuelle : 18° à 22° C ), des précipitations abondantes toute l’année ( de 2 à 9 mètres/an) et une altitude basse ( - de 300 mètres) ont permis le développement d’une forêt sempervirente (toujours verte) d’une grande variété. Un seul hectare peut compter plus de 600 espèces d’arbres !

Les scientifiques ont constaté des similarités entre les formes de vie du bassin amazonien et celles de l’autre grande forêt tropicale : le bassin du Congo. Jadis, alors que l’Amérique du Sud et l’Afrique étaient jointes, l’Amazone était en effet un tributaire du  fleuve Congo.

 

La végétation est organisée en strates où chaque espèce lutte pour la lumière. Au sol, dans une obscurité profonde, croissent des champignons, des plantes herbacées, de jeunes pousses d’arbres et quelques palmiers nains. Les strates intermédiaires, un peu mieux éclairées, sont occupées par des buissons et des arbres de taille moyenne. Vient ensuite la canopée. Constituée du feuillage des grands arbres au tronc bien droit qui peuvent atteindre de 30 à 50 mètres de haut, elle forme un niveau de plusieurs mètres d’épaisseur qui intercepte l’essentiel de la lumière solaire et des précipitations. C’est là que se concentre la vie de la forêt : on estime que 80 % des espèces y trouvent leur habitat.

Au-dessus de la canopée, se dressent les arbres émergents. Ce sont des géants. Pouvant atteindre plus de 70 mètres de hauteur pour un tronc de plus de 2 mètres de diamètre, ils sont disséminés, sans continuité et constituent les postes d’observation préférés des rapaces comme la harpye mangeuse de singes.

 

La pauvreté du sol constamment lessivé par les pluies et l’obscurité dans les strates inférieures ont obligé de nombreuses plantes à développer d’ingénieuses stratégies de survie.

Ainsi, certaines possèdent de très grandes feuilles pour recevoir un maximum de lumière. D’autres prennent une coloration rouge permettant de capter des longueurs d’ondes lumineuses qui ne sont pas captées par les étages supérieurs. D’autres encore collectent les débris tombant des arbres pour créer leur propre compost miniature. Les plantes insectivores vont chercher leurs nutriments dans le règne animal. Les lianes, grimpant sur les plus hautes plantes, atteignent ainsi la lumière nécessaire à leur développement. Les épiphytes profitent d’un arbre hôte, le plus souvent en symbiose, mais parfois de manière parasitaire. Certaines espèces vont jusqu’à modifier la taille de leurs feuilles au cours de leur croissance pour être en adéquation avec la quantité de lumière disponible.

 

Cette végétation luxuriante abrite une variété animale sans équivalent, notamment dans le domaine des insectes. Concentrée dans la canopée cette biodiversité est longtemps restée à l’abri du regard des scientifiques en raison des difficultés d’accès. Les récents progrès technologiques (ballons, grues, hélicoptères…) ont permis de lever un coin du voile. Les spécialistes estiment à 30 millions le nombre d’espèces d’insectes vivant dans la forêt tropicale, dont seule une infime partie a été identifiée à ce jour. Un seul arbre peut héberger jusqu’à 150 sortes de scarabées. Un petit bout de jungle abrite plus d’espèces de fourmis que toutes les Îles Britanniques…

Les mammifères sont aussi très bien représentés. Des animaux emblématiques tels que tapirs, jaguars, paresseux, pécaris et plusieurs espèces de singes se partagent le milieu et ses ressources. Une foule d’oiseaux plus colorés les uns que les autres animent de leurs chants et crisla cathédrale végétale : perroquets, aras, amazones, toucans, tangaras, ibijaux, geais, pics, jacamars…Plus de 600 espèces à plumes peuplent cette jungle. Les reptiles et amphibiens y pullulent littéralement.

Un dédale de marécages, de lagunes obscures et de rivières hébergent le dauphin d’eau douce, l’anaconda qui est le plus grand serpent du monde, le caïman noir. Des oiseaux comme l’agami trompette, le surprenant hoazin huppé, plusieurs espèces de hérons et de martins-pêcheurs occupent les rives. On y trouve quantités de poissons, dont beaucoup sont d’origine marine. Rappelant la lointaine époque où le bassin amazonien était une gigantesque mer intérieure, ils se sont progressivement adaptés à la désalinisation des eaux.

 

Mais les animaux ne sont pas les seuls habitants de la grande forêt. Y vivent également de nombreuses communautés indigènes : cofans, quechuas, achuars… Jusqu’au début des années 70, certaines d’entre elles n’avaient pas ou très peu de contact avec la civilisation occidentale. Depuis, l’exploitation pétrolière a ouvert des pistes et progressivement envahi la région, accompagnée de son cortège de désastres : déforestation, pollution des sols et des rivières, exploitation des populations indigènes. Les conséquences sont dramatiques pour ces peuples : disparition de leur habitat, destruction de leur culture, délinquance de la  jeunesse, maladies diverses….

 

Mais de petites communautés ont trouvé une alternative intéressante. Refusant tout compromis avec les compagnies pétrolières, elles ont, après d’âpres luttes juridiques, acquis les titres de propriété de leurs terres et investi dans l’écotourisme. Souvent situés dans ou près des deux grandes réserves naturelles (Cuyabeno et Yasuni), au cœur de la forêt primaire intacte, ces projets offrent au visiteur un fascinant mélange de tourisme naturaliste et culturel.

Les lodges sont gérés de manière compatible avec la préservation du milieu. Ils offrent de l’emploi aux communautés locales et une partie importante du profit réalisé est investie dans la formation des jeunes, de manière à améliorer continuellement et durablement les services offerts. C’est bien évidemment dans ce type de lodges que nous vous invitons à nous accompagner.

Carnet de voyage Equateur

 

 

Charles Darwin et la théorie de l’évolution

 

En 1859 Charles Darwin publie son célèbre ouvrage De l’origine des espèces. Il y met en évidence un certain nombre de mécanismes d’évolution des espèces. Il appelle ce processus la sélection naturelle. Sa théorie s’inspire largement des observations réalisées 24 ans plus tôt aux îles Galapagos.

Contrairement aux théories de l’époque qui croyaient en l’immuabilité des espèces, Darwin suggère que, au cours du temps, celles-ci évoluent graduellement afin de s’adapter à leur environnement changeant. Comment fonctionne cette évolution ?

Parmi les jeunes de toutes les espèces, seuls les plus performants parviennent à l’age adulte. La rapidité d’un individu, sa couleur plus vive ou bien son bec plus adapté à la nourriture disponible, lui procure des avantages sur ses semblables dans la course à la survie. Les plus aptes auront donc plus de chance de se reproduire avec succès. Graduellement, d’une génération à l’autre, les traits avantageux sont transmis à toute la population qui peut alors être considérée comme une nouvelle espèce. Nous savons aujourd’hui que ces mutations affectent un ou plusieurs gènes qui sont transmis à la progéniture.

Par exemple, un groupe d’oiseaux établis sur une île va progressivement évoluer jusqu’à devenir une espèce différente de la population restée sur le continent. Et si un groupe de ces nouveaux oiseaux migre sur une autre île dont les conditions environnementales sont autres, le processus se renouvellera. Aux Galapagos, le processus s’est répété plusieurs fois pour aboutir aux 13 espèces de géospizes que l’on connaît aujourd’hui.

Le cormoran aptère est un autre exemple. L’abondance de nourriture et l’absence de prédateur terrestre aux Galapagos rendant le vol inutile, l’évolution a conduit à l’espèce actuelle qui n’a plus que des vestiges d’ailes.

 

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