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Le
transport du matériel
J.P.LIEGEOIS
© Nature et Terroir
Mes
jumelles, la longue-vue, le pied, le guide d’ornitho, celui de
botanique, celui sur les insectes, mon appareil photo avec le zoom parce
qu’on ne sait jamais, la boussole, le canif, les petites boîtes pour
les échantillons, la loupe bien sûr, et puis les lunettes solaires, l’anti-moustiques...
Bon, je n’ai rien oublié, je crois… Mais comment vais-je
transporter tout ça ??!
Le
naturaliste n’est généralement pas quelqu’un qui, une fois sur le
terrain, voyage « léger ».
Quel
que soit son centre principal d’intérêt, et il en cumule
régulièrement plusieurs, le matériel à emporter est abondant et
encombrant.
A
quoi sert-il d’emporter un téléobjectif si celui-ci est enfoui au
fond d’un sac rempli et inaccessible au moment où l’occasion de l’utiliser
se présente ? Le plaisir de l’observation de la nature et la
qualité des découvertes sont grandement liés à la manière dont on
est équipé (voir aussi survêtement
et chaussures)
Les
principes de base sont simples :
-
c’est
toujours de ce que l’on emporte pas que l’on aura besoin; mieux
vaut donc s’équiper complètement
-
le
matériel que l’on emporte doit être aisément accessible, d’autant
plus qu’on l’utilise fréquemment ou que son usage fasse appel
à une rapidité de réaction
-
le
transport du matériel ne doit pas entraîner d’inconfort majeur
ni faire courir de risque
Selon
ses centres d’intérêt, chacun sera donc avisé de déterminer ce qui
doit être à portée de main et ce qui peut-être l’être moins.
Le
sac à dos
C'est
un accessoire indispensable dès que l’on est amené à emporter un
certain volume de matériel. Nous ne parlerons pas ici des « gros
modèles » destinés à ceux qui transportent leur matériel de
couchage, mais des sacs destinés à l’impedimenta d’un jour.
La
contenance pourra alors se limiter à 35 litres, et les armatures
rigides ne seront pas nécessaires. La présence de l’une ou l’autre
poche extérieure avec fermeture sera, quant à elle, toujours bienvenue
pour mieux organiser son rangement.
L’adaptation
du sac à la morphologie de son porteur est un facteur clef de
confort. Les bretelles seront assez serrées pour éviter
que le sac ne pende sur les reins, mais pas trop pour qu’il
puisse encore être enfilé aisément et ne serre pas
les épaules. Lors de passages plus difficiles, il sera sage de
boucler la ceinture ventrale, modérément serrée
elle aussi, pour éviter que le sac ne ballote et ne vous
déséquilibre. De ce fait, le réglage du sac devra
être adapté à l’épaisseur des
vêtements.
Que
faut-il mettre et ne pas mettre dans le sac-à-dos ? Une fois
porté, il n’est plus facilement accessible, et il est vite lassant de
l’enlever, de l’ouvrir, de le refermer, de le remettre …
Il
est idéal pour transporter ce qui est encombrant et/ou d’usage
occasionnel seulement : pique-nique, imperméable, vêtements de
rechange, guides de terrain moins utilisés … Mais,
pour le reste du matériel, il faudra impérativement autre chose.
Remarque :
il existe des modèles de sacs avec siège pliable incorporé, ce qui
peut être pratique pour ceux qui aiment s’asseoir régulièrement ou
qui sont des adeptes de l’affût prolongé.
La
besace
Portée
en bandoulière, elle est moins ample que le sac à dos mais présente l’avantage
d’être bien plus accessible. En un tour de main, on l’ouvre et y
puise ce dont on a besoin. Elle pourra donc contenir les outils d’urgence
et de première nécessité. Mais, il y a un mais … Mal
assujettie au corps par nature, elle glisse et ballote sans cesse. En
milieu fermé, dans un sous-bois dense par exemple, elle sera vite
incommode. En montagne, lors de passages « aériens », elle
pourra même être dangereuse.
Il
faut donc la réserver à un usage du type « promenade
dominicale », dans lequel elle est idoine pour transporter livres,
matériel photo, etc…
La
veste multi-poches,
Elle
est munie de nombreuses (ou très nombreuses, selon le modèle) poches
de différentes formes et dimensions, ventrales, de poitrine, dorsales,
externes ou internes, généralement fermables, elle permet d’emporter
de manière ordonnée une foule d’accessoires, même grands et/ou
pesants.
Bien
sûr, elle a ses contraintes et limitations. La plus ample des poches
contiendra difficilement votre pied de longue-vue ou vos chaussures de
marche... Lorsqu’elle transporte plusieurs kilos, ce qui est vite
atteint si vous lui confiez votre matériel photo, vos échantillons
minéralogiques, etc…, elle vous cisaillera le cou. Si vous enfournez
au hasard vos accessoires dans ses multiples recoins, vous devrez
entreprendre une fouille en règle pour les retrouver. Il faudra donc en
rationaliser l’usage. Mais alors, c’est le rêve : avec un peu
de pratique, elle devient, pour le naturaliste et le voyageur, un
outil-miracle que l’on se surprend à utiliser partout et tout le
temps (il faut cependant admettre que son « look
baroudeur » en limite l’usage lors des cocktails mondains …)
Et
si il pleut ?
Sac-à-dos,
besace, veste multi-poches : rien de cela n’est imperméable. En
cas de forte averse, tant le T-shirt de rechange que le guide ornitho
flambant neuf se retrouveront complètement trempés. Mieux vaut penser
aux solutions avant le déluge…
La
première consiste à emballer dans des sacs en plastique étanches ce
qui craint l’humidité, lorsque le climat est incertain, et à
emporter un stock de sacs quel que soit le temps, « au cas
où ». La seconde à se munir d’un poncho imperméable que l’on
peut enfiler au-dessus de tout son matériel (cf à ce sujet l’article
« survêtement »).
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