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Du 01/04 au 15/02/22

Guadeloupe, l'île aux oiseaux

Présentation de l’île

La Guadeloupe est un archipel situé dans la partie septentrionale de l’arc des Petites Antilles, entre la mer des Caraïbes à l’ouest et l’Océan Atlantique à l’est. La Guadeloupe proprement dite, d’une superficie de 1438 km2, est en réalité formée de deux îles, la Grande- Terre, calcaire et relativement plate (altitude maximum de 135 mètres), et la Basse-Terre, montagneuse et d’origine volcanique récente, avec comme point culminant la Soufrière, le plus haut relief des Petites Antilles (1467 mètres d’altitude). C’est la plus grande île des Petites Antilles. Le climat de Guadeloupe est de type tropical maritime, tempéré par les vents venant de l’Océan Atlantique (alizés). La pluviométrie est le facteur le plus important dans le climat de la Guadeloupe, les températures moyennes mensuelles évoluant très peu au cours de l’année : entre 24 et 27 degrés au Raizet (Abymes). Ce climat est marqué par l’existence de deux saisons et une forte influence du relief sur les précipitations. Sur la Basse-Terre, le versant au-vent reçoit des précipitations importantes (jusqu’à près de 10 m par an à la Soufrière), qui augmentent avec l’altitude. Le versant sous-le-vent est lui nettement moins arrosé, la frange littorale recevant même moins de 1 500 mm par an. 

Une avifaune peu abondante et fragile La faune des îles des Petites Antilles est caractérisée par un relativement faible nombre d’espèces et un fort taux d’endémisme. Ce faible nombre d’espèces est frappant quand on compare la faune de Guadeloupe avec celle présente dans les milieux tropicaux continentaux d’Amérique du sud. Cette pauvreté spécifique est liée au fait que les îles de l’arc des Petites Antilles sont de formation récente à l’échelle des temps géologiques (six millions d’années). De plus, par l’exiguïté de leur territoire, les îles ne peuvent abriter une faune aussi diversifiée qu’un continent. Par contre, elles participent activement au phénomène de spéciation : les espèces qui y sont parvenues se retrouvent isolées, et par évolution donnent naissance à des espèces différentes de celles du continent dont elles sont issues. Les faunes insulaires sont plus sensibles au phénomène d’extinction que les espèces continentales à cause de la faible surface de leur espace vital et de leur isolement au cours de l’évolution. La faune de la Guadeloupe est ainsi menacée par les catastrophes naturelles comme les cyclones et les éruptions volcaniques. Plusieurs espèces ont disparu de Guadeloupe depuis l’arrivée des premiers colons européens, dont l’Ara de Guadeloupe (Ara guadeloupensis) et l’Amazone violacée (Amazona violacea), qui ont fait l’objet d’une chasse effrénée et qui ont souffert de la déforestation en plaine.  

Les zones anthropisées

Les informations des paragraphes suivants sont basées sur les Orientations Régionales de Gestion et de la conservation de la Faune sauvage et de ses Habitats en Guadeloupe publié en 2004 par la DIREN et l’ONCFS. Sous ce terme sont regroupées les zones agricoles, les mares et les zones urbaines. 
Le Sporophile rougegorge (Loxigilla noctis), le Sucrier à ventre jaune (Coereba flaveola), le Quiscale merle (Quiscalus lugubris), le Sporophile cici (Tiaris bicolor) sont très communs. La Tourterelle à queue carré (Zenaida aurita) est assez fréquente, et est en augmentation. La Tourterelle turque (Streptopedia decaocto) introduite récemment (1976) est en extension rapide, d’où une compétition possible avec la Tourterelle à queue carrée. L’Ani à bec lisse (Crotophaga ani) est assez commune, le Moqueur des savanes (Mimus gilvus) est quant à lui assez rare et menacé par la destruction des formations xérophiles sur Grande-Terre. Le Héron gardeboeuf (Bubulcus ibis), une espèce arrivée naturellement en 1953, est en extension et profite des décharges à ciel ouvert et des activités agricoles. Le Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius) est assez commun. De petits limicoles s’arrêtent en petit nombre dans le cultures et les mares, comme le Pluvier dominicain (Pluvialis dominica), le Bécasseau tacheté (Calidris melanotos), la Bartramie des champs (Bartramia longicauda), et le Bécasseau roussâtre (Tringites subruficollis). Une population de Moineaux domestiques (Passer domesticus) s’est installée à Saint-Martin, et est en cours d’installation en Grande-Terre. Passereaux à chercher : Hirondelle rustique (Hirundo rustica), Tangara écarlate (Piranga olivacea) et Sicale des savanes (Sicalis luteola) assez rare, pas revu récemment. Espèces introduites nicheuses, notamment dans les zones de cannes à sucre : Bengali rouge (Amandava amandava), Astrild à joues oranges (Estrilda melpoda), Astrild cendré (Estrilda troglodytes) et Capucin damier (Lonchura punctulata), tous assez communs. Le Grèbe à bec bigarré (Podilymus podiceps) est présente surtout dans les mares de taille importante avec une partie occupée par la végétation aquatique (présent à Gaschet). Egalement dans ce milieu : Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus), Erismature routoutou (Oxyura dominica) et Talève violacée (Porphyrula martinica). La Marouette de Caroline (Porzana carolina) et le Chevalier grivelé (Actitis macularia) sont des migrateurs réguliers. 

La forêt sèche

La forêt sèche (xérophile) est une formation semi-décidue. Elle s’étendait sur 38 000 ha en 1980 (Portécop, 1982). La forêt xérophile est présente sur la Côte sous-le-vent de Basse-Terre, sur Grande-Terre et constitue l’essentiel des formations boisées sur les dépendances (comme Marie-Galante ou la Désirade). Les forêts sèches ont été les premiers milieux défrichés lors de la colonisation et il ne subsiste actuellement aucune forêt xérophile primaire en Guadeloupe. La flore actuelle de ce type de forêt est marquée par l’impact des activités humaines et du défrichement : beaucoup d’espèces pionnières (Acacias, Poirier pays, Campêche...) et raréfaction d’autres (Bois d’Inde, Courbaril, Gaïac...). Quelques forêts xérophiles bien conservées, souvent qualifiées de forêts xéro-mésophile, témoignent de ce que devaient être ces forêts avant la colonisation. 
Les secteurs les plus remarquables restants sont : les Grands Fonds, la Pointe des Châteaux, le bois de Folle Anse à Marie-Galante, le Chameau et les Trois Mornes aux Saintes, Forêt de Philipsbourg à la Porte d’Enfer (Anse Bertrand), le Gros Morne de Deshaies et l’îlet de Tintamarre à Saint-Martin. 
Oiseaux à chercher : l’Elénie siffleuse (Elaenia martinica) fréquente et largement répandue, la Paruline jaune (Dendroica petechia) très commune, l’Ani à bec lisse (Crotophaga ani) assez rare, le Moqueur des savanes  (Mimus gilvus) assez rare, le Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius) assez commun, et l’Organiste louis- d’or (Euphonia musica) assez rare.  Plusieurs migrateurs font une halte dans ce milieu, dont la Paruline striée (Dendroica striata) et le Coulicou à bec jaune (Cozzyzus americanus). C’est un milieu riche en reptiles (plusieurs anolis), marqué par la présence de l’Iguane des Petites Antilles  (Iguana delicatissima), dont l’une des plus grosses population mondiale est présente sur les îlets de Petite- Terre (10 000 individus en 1999).  

La forêt humide

Ce milieu regroupe les forêts les zones hygrophiles et mésophiles et les formations d’altitude (savanes, fourrés). Les forêts hygrophiles et mésophiles sont les forêts qui recouvrent les reliefs de Basse-Terre. Il s’agit des forêts qui se développent à partir de 250 m d’altitude sur la Côte-sous-le-vent et à partir du niveau de la mer sur la Côte-au-vent. La forêt hygrophile de Guadeloupe a fait l’objet de nombreuses études, notamment dans le cadre du parc national. 
Les espèces les plus typiques sont la Grive à pieds jaunes (Cichlerminia lherminieri), le Pic de Guadeloupe (Melanerpes lherminieri), seul pic sédentaire des Petites Antilles, les Colombes rouviolette (Geotrygon montana martinica) et à croissants (Geotrygon mystacea). Les Martinets chiquesol (Chaetura martinica) et sombre (Cypseloides niger) sont assez communs dans les zones montagneuses boisées. Le Tyran janeau (Myiarchus oberi) est une espèce rare, à l’aire de répartition restreinte (six îles). Le Merle à lunettes (Turdus nudigensis), assez rare, d’origine sud-américaine, et déjà présent en Martinique, est nicheur depuis peu, mais son statut est peu connu. 

La mangrove

La mangrove est une forêt particulière soumise à l’influence directe de la mer; elle constitue une interface entre le milieu marin et le milieu terrestre. Elle est composée essentiellement de quatre espèces de palétuviers, couvre environ 3 000 ha en Guadeloupe, dont 2 325 ha autour du Grand Cul-de-Sac Marin (Bouchon et al., 2002). 90 espèces ont été recensées dans ce milieu. 
Le biotope accueille des nicheurs remarquables, dont le Râle gris (Rallus longirostris manglecola), avec moins de 100 individus, dont environ 38 sur l’ilet Fajou situé dans la baie. Depuis l’éradication des rats et mangoustes sur Fajou, l’espèce serait en expansion dans la Grand Cul- de-Sac Marin (Ilet Macou, plage de Babin). La mangrove attire d’autre part plusieurs hérons, dont le Petit Blongios (Ixobrychus exilis) assez rare, la Guadeloupe étant la seule île des Petites Antilles, avec la Dominique où l’espèce est présente. Le Martin-pêcheur à ventre roux (Ceryle torquata) est rare, et la population mondiale de la sous-espèce présente en Guadeloupe ne dépasse pas la centaine d’individus. Le Pigeon à tête blanche (Columba leucocephala) assez rare, nichait autrefois, mais il a été décimé par la chasse. La Colombe à queue noire (Columbina passerina) et la Paruline jaune (Dendroica petechia) sont très communes, le Coulicou manioc (Coccyzus minor) et le Viréo à moustaches (Vireo altiloquus) sont assez A chercher aussi : la Paruline caféiette (Dendroica plumbea), le Moucherolle gobemouche (Contopus latirostris), le Trembleur brun (Conclocerthia ruficauda), le Moqueur grivotte (Margarops fuscus), le Sporophile rougegorge (Loxigilla noctis), le Colibri madère (Eulampis jugularis) et la Colombe à croissants (Geotrygon mystacea). La Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus), la Talève violacée (Porphyrula martinica) y nichent, et la Marouette de Caroline (Porzana carolina) peut être aperçue aux passages, avec de la chance. La mangrove attire de nombreux migrateurs et hivernants (canards, parulines, limicoles), dont le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) : on pense favoriser la nidification de la sous-espèce ridgwayi des Caraïbes en posant des plate-formes. 

Les zones humides ouvertes

Ces zones attirent de nombreux oiseaux, dont des limicoles et Anatidés migrateurs et hivernants. Les salines, les zones déboisées de la mangrove suite à une augmentation de la salinité, à un cyclone ou à la coupe des arbres, les marais en arrière mangrove, liés au défrichement de la forêt marécageuse, souvent utilisés pour l’élevage bovin, les plages sont inclus dans ce milieu. Les principales zones humides ouvertes de Guadeloupe sont : sur Grande-Terre, la saline de la Pointe des Châteaux, l’étang du Moule, le marais de Port-Louis, le secteur de Vieux-Bourg, le marais Lambi, le marais Choisy, le barrage de Gaschet et l’îlet Fajou. sur Basse-Terre, la sablière et marais de Grande Anse (Deshaies) et l’embouchure de la Grande Rivière à Goyave 
Plusieurs hérons sont à chercher : Petit Blongios (Ixobrychus exilis), assez rare, le Grand Héron (Ardea herodias) localisé, la Grande Aigrette (Egretta alba), assez rare, nicheuse parfois dans le marais de Port Louis, le Bihoreau violacé (Nycticorax violaceus) localisé, l’Aigrette neigeuse (Egretta thula), assez commune, en extension en Guadeloupe (après 1963), l’Aigrette bleue (Egretta caerula) assez rare, dont la colonie nicheuse a été détruite en 1955 par des chasseurs, l’Aigrette tricolore (Egretta tricolor) rare, le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax). L’Erismature routoutou (Oxyura dominica) inféodé aux mares et aux étendues d’eau à végétation dense où elle se sent en sécurité, et l’Erismature rousse (Oxyura jamaicensis), nichent en petit nombre. Les anatidés s’arrêtent peu en Guadeloupe, car ils sont très chassés : la Sarcelle à aile bleues (Anas discors), le Dendrocygne à ventre noir (Dendrocygna autumnalis), et le Fuligule à bec cerclé (Aythya collaris) sont les plus fréquemment vus. Parmi les limicoles visibles, l’Huîtrier d’Amérique (Haematopus palliatus) est assez rare; il pourrait se reproduire en Guadeloupe, mais il est braconné... Le Pluvier de Wilson (Charadrius wilsonia) niche depuis peu à Port-Louis et à la Pointe des Châteaux (5 couples). L’Echasse d’Amérique (Himantopus mexicanus), assez rare, a niché à Port-Louis en 1998 (3 couples). De nombreuses espèces passent en petit nombre en Guadeloupe, dont le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla) qui représente entre 40 et 50% de la population de limicoles à la Pointe des Châteaux. La Petite Sterne (Sterna antillarum) est assez rare, six colonies nidifiant en Guadeloupe. Elle souffre de la prédation de la mangouste et des chiens, ainsi que du dérangement par l’homme. La Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus) est assez commune. La Talève violacée (Porphyrula martinica) est rare. La Marouette de Caroline (Porzana carolina) est discrète et fréquente les zones humides en migration. La Foulque d’Amérique (Fulica americana) est localisée, car très braconnée. La Foulque à cachet blanc (Fulica caribaea) est assez rare. 

Les falaises

Les falaises proprement dites occupent 117 km du littoral de Guadeloupe et des dépendances proches.  
Le Puffin d’Audubon (Puffinus lherminieri) niche sur les falaises et les îlots déserts, le Phaéton à bec jaune (Phaeton lepturus) est assez rare et nidifie sur les falaises, comme le Phaéton à bec rouge.  Le Pélican brun (Pelecanus occidentalis) est assez commun, et niche occasionnellement sur la Côte-sous-le- Vent depuis 1997.  L’Huîtrier d’Amérique (Haematopus palliatus) est un nicheur très rare. La Sterne hansel (Sterna nilotica), la Sterne caugek (Sterna sandvicensis), la Sterne royale (Sterna maxima) et la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) peuvent être observées. La Sterne de Dougall (Sterna dougallii), la Sterne bridée (Sterna anaethetus) et la Sterne fuligineuse (Sterna fuscata), le Noddi niais (Anous stolidus) nichent sur des îlos isolés, en nombre plus ou moins important. La Frégate superbe (Fregata magnificens) est assez commune, et nicherait en mangrove si elle était moins dérangée. Autres espèces visibles le long des côtes en seawatch : Fou masqué (Sula dactylatra) Fou à pieds rouges (Sula sula), Fou brun (Sula leucogaster), Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis), Cormoran à aigrettes (Phalacocorax auritus), Mouette atricille (Larus atricilla), ... 

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Responsable Destination

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+32 71 84 54 80

Présente le lundi, mardi de 8h30 à 15h30 et jeudi de 8h30 à 15h00

Dates & Prix

Date : printemps 2022

 Prix :  à venir

Steven Lemaire

Instituteur de formation, Steven a toujours eu un goût prononcé pour les grands espaces verts et la nature dans son terme le plus vaste. Il a commencé à s'intéresser à la photographie dans le but premier d'immortaliser les paysages rencontrés pendant les quelques années où il a bourlingué à travers le monde. Puis, en rentrant au pays, il a suivi une formation de guide nature auprès des Cercles des Naturalistes de Belgique. Si son but premier était de répertorier ses observations sur le terrain, il apparut rapidement que les petits piafs et leurs chants avaient la faculté de détourner son attention de toute autre distraction. C’est ainsi que naquit son attrait pour les oiseaux qu’il ne cesse d’observer depuis une dizaine d’années. Depuis peu, Steven s’est détaché à mi-temps de son rôle d’enseignant pour se dédier plus particulièrement à l’éveil à la nature, en organisant des guidances et formations pour adultes et enfants.

Journalier

Liste des Observations

Les « spécialités » ornithologiques des deux îles 

Phaéton à bec rouge (Phaeton aethereus) Bien que répandu dans les mers tropicales, ce magnifique oiseau est un incontournable de la Guadeloupe. On l’observe sur les immenses falaises du nord-est de l’île, notamment autour de la Pointe Piton et de la Pointe des Châteaux. 

Petite Buse (Buteo platypterus) Cette espèce est répandue, mais la sous-espèce Buteo platypterus rivierei est endémique à la Martinique, à Dominique et Sainte-Lucie. Elle est assez peu abondante, mais elle est observée dans toute la Martinique. 

Petite Sterne (Sterna antillarum) Cette espèce est assez répandue dans le nouveau monde, mais ne s’observe pas tant dans les destinations classiques. La Guadeloupe est un endroit particulièrement recommandé pour l’observation dans de bonnes conditions de cette belle petite espèce proche de la Sterne naine (Sterna albifrons) d’Europe. C’est à la Grande Saline, près de la Pointe des Châteaux, que son observation est la plus facile. 

Sterne bridée (Sterna anaethetus) Cette espèce est répandue dans les océans tropicaux, mais l’observation des nombreuses Sternes bridées sur les falaises des Pointes Vigie et Piton, dans le nord-est de l’île, est un must de la destination. 

Sterne fuligineuse (Sterna fuscata) Les Sternidés constituent véritablement une spécialité des Antilles avec 12 espèces observées rien qu’en Guadeloupe (j’en ai personnellement vu 9 espèces lors du voyage). L’énorme colonie située à la Pointe des Châteaux dans l’est de la Guadeloupe est vraiment spectaculaire. 

Pigeon à cou rouge (Patagioenas squamosa) Les pigeons américains ne sont plus des Columba, mais appartiennent désormais au genre Patagioenas.Cette espèce, endémique aux Antilles, est assez peu commune en Guadeloupe (je ne l’ai pas vue en Martinique). Elle semble bien plus commune sur les autres îles où la chasse n’est pas aussi intense que dans ce département français. Il faut la chercher surtout dans les forêts de montagne naturelle de Basse-Terre. 

Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita) Cette espèce endémique de l’Amérique centrale abonde aussi bien sur la Martinique que la Guadeloupe. 

Colombe à croissants (Geotrygon mystacea) Cette belle petite espèce est endémique aux Antilles. Elle est plutôt rare, et il faut idéalement prospecter avec insistance le Parc National de Guadeloupe pour l’observer. Les sentiers promenades autour de la Maison de la Forêt, ainsi que la petite balade jusqu’à la cascade aux Écrevisses semblent être les meilleurs sites. 

Martinet chiquesol (Chaetura martinica) Cette espèce endémique des Petites Antilles est considérée comme plutôt commune en Martinique et assez rare en Guadeloupe. Je l’ai observée néanmoins sans difficulté dans les deux îles, autour de Morne Rouge (Maison de la Botanique, 5 km au sud-est de la ville) en Martinique et à divers endroits du Parc National de Guadeloupe à l’est de la Maison de la Forêt et à la forêt 

Sarcelle. Colibri madère (Eulampis jugularis) Cette espèce endémiques aux Petites Antilles est commune sur les deux îles, notamment abondante aux jardins botaniques de Balata, en Martinique, où il est possible de réaliser de somptueuses observations. 

Colibri falle-vert (Eulampis holosericeus) Cet endémique des Caraïbes semble nettement moins fréquent que le précédent, avec quelques observations dans les montagnes au-dessus de Diamant, dans les jardins botaniques de Balata (Martinique), et à la cascade aux Écrevisses (Guadeloupe).

 Colibri huppé (Orthorhynchus cristatus) Très commun en Martinique (aussi bien au niveau de la mer que dans les hauteurs, notamment à Balata), il semble moins fréquent en Guadeloupe même si j’ai réalisé des observations quasi quotidiennes sur cette île également. Il est endémique aux Caraïbes, et l’observer de face, au soleil, est inoubliable : avec sa huppe vert brillant, on dirait que sa tête s’enflamme : un régal ! 

Colibri à tête bleue (Cyanophaia bicolor) Ce beau colibri endémique à la Martinique et à Dominique vaut à lui seul le déplacement jusqu’à la Montagne Pelée, le site conseillé pour le voir. Il suffit d’aborder la montagne par l’est, depuis Morne Rouge, et de laisser la voiture au parking au bout de la route. Autour du parking, ainsi que les dernières centaines de mètres le long de la route, vous l’observerez dans les buissons assez facilement. 

Pic de la Guadeloupe (Melanerpes lherminieri) Ce magnifique (quand on le voit bien) pic endémique à la Guadeloupe s’observe facilement dans le parc national, partout où il reste de la forêt naturelle, comme à la Maison de la Forêt et même aussi à Deshaies. Il est assez fréquent, quoique discret malgré ses cris grinçants, mais l’observateur attentif en verra quotidiennement dans son habitat. 

Élénie siffleuse (Elaenia martinica) Quasi-endémique aux Caraïbes, cette espèce assez insignifiante est vue, et surtout entendue, partout, en Martinique, et presque partout aussi en Guadeloupe. Impossible à rater ! 

Moucherolle gobemouche (Contopus latirostris) La littérature semble dire que ce Tyrannidé endémique aux Caraïbes est assez répandu ; néanmoins, je ne l’ai trouvé qu’à Morne Rouge, à la Maison de la Botanique. 

Tyran janeau (Myiarchus oberi) Je n’ai pas réussi à trouver cet endémique aux Petites Antilles, rare en Guadeloupe, mais, selon la littérature, fréquent en Martinique. Il semble pourtant être peu exigeant quant à son habitat. 

Moqueur gorge-blanche (Ramphocinclus brachyurus) C’est l’un des passereaux des plus rares du monde, avec une population de l’ordre de 150 couples, limitée à la Martinique et à Sainte-Lucie ! Malgré sa rareté, si vous faites la visite du sentier qui descend vers la gauche lorsque vous arrivez au Parking de la réserve de la Caravelle, vous l’observez facilement à conditions d’être silencieux et d’arriver avant ou après les touristes, soit tôt le matin ou tard dans l’après-midi. 

Trembleur gris (Cinclocerthia gutturalis) Cette espèce (et ce genre) est endémique aux Petites Antilles. Beaucoup moins fréquent que l’espèce suivante, je l’ai noté seulement aux jardins de Balata et à Morne Rouge (Maison de la Botanique). 

Trembleur brun (Cinclocerthia ruficauda) Cette espèce est assez commune dans la forêt et les clairières du Parc National de Guadeloupe. Vous le verrez notamment très bien autour des tables de l’aire de pique-nique de la Cascade aux Écrevisses. 

Moqueur grivotte (Margarops fuscus) Ce moqueur est endémiques aux Antilles. On le voit assez peu en Martinique, où les forêts au-dessus de Diamant et la Caravelle semblent être d’excellent site pour l’observer facilement. En Guadeloupe, il est fréquent sur Basse-Terre, notamment dans le parc national (Cascades aux Ecrevisses, autour de l’aire de pique-nique). 

Moqueur corossol (Margarops fuscatus) Plus répandu que l’espèce précédente, ce moqueur est quand même virtuellement endémique aux Caraïbes. Je ne l’ai pas vu en Martinique même s’il est présent, mais par contre il est commun, voir abondant, dans les sites forestiers de la Guadeloupe. 

Grive à pattes jaunes (Cichlherminia lherminieri) Cet endémiques aux Petites Antilles est plus fréquent en Guadeloupe que partout ailleurs où elle existe. Il faut donc en profiter, car même là elle n’est pas si facile à voir ! Cherchez autour de la Maison de la Forêt, la Cascade aux Écrevisses, mais aussi au-dessus de Deshaies et à la forêt Sarcelle où j’ai pu l’observer correctement. 

Solitaire siffleur (Myadestes genibarbis) Cette espèce endémique aux Caraïbes (sous-espèce nominale endémique à la Martinique) est absolument superbe. On le rencontre au parking à l’est de la Montagne Pelée, où il est assez commun (mais on l’entend plus qu’on ne le voit), mais aussi tout le long de la route qui redescend de ce parking vers Morne Rouge. 

Merle à lunettes (Turdus nudigenis) Bien qu’assez répandu jusque dans le nord de l’Amérique du Sud, cette espèce est rarement aussi abondante qu’elle ne l’est en Martinique. Profitez-en pour l’admirer, l’écouter chanter, et pourquoi pas le photographier lorsqu’il se nourrit dans les jardins des hôtels... 

Paruline caféiette (Dendroica plumbea) Quasi endémique à la Guadeloupe, cette petite paruline sympathique est localement abondante (notamment dans le Parc National et au-dessus de Deshaies). 

Sporophile rougegorge (Loxigilla noctis) Cet oiseau attachant qui viendra, tout au moins en Guadeloupe, se nourrir à votre table si vous manger à l’extérieur, est endémique aux Petites Antilles. La sous-espèce nominale, endémique à l’île, est commun et répandu en Martinique même s’il semble moins confiant et abondant qu’en Guadeloupe. 

Saltator gros-bec (Saltator albicollis) Ce gros passereau peu coloré et peu élégant abonde en Martinique, et semble un peu moins fréquent en Guadeloupe où il est cependant facile à observer, notamment à Deshaies.  

Quiscale merle (Quiscalus lugubris) Abondant en Guadeloupe et méga-abondant en Martinique, cette spécialité des Caraïbes sera peut-être la première espèce observée lorsque vous atterrirez aux Antilles !  

Oriole de la Martinique (Icterus bonana) L’endémique de l’île de la Martinique n’est pas si facile à observer. Le meilleur site est clairement la forêt au-dessus de Diamant où je l’ai trouvé lors de deux visites là-bas. Mais les nombres observés sont réduits, et cet Icteridé m’a semblé particulièrement discret !

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